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Cette fontaine qui orne une place du village de Najac s’appelle « Fontaine du Griffoul » un mot connu en Occitan qui signifie « fontaine à jets d’eau ». On trouve beaucoup de « Griffoul » en Occitanie. Ce sont, le plus souvent des grandes fontaines monumentales implantées sur la place des villages. Elles ont pour la plupart des caractéristiques analogues : une vasque ronde, ornée de motifs différents en fonction du lieu où la fontaine est implantée. Au milieu du bassin de l’eau jaillit, remplissant un bassin, le plus souvent circulaire.
Une dédicace en latin rappelle la date de sa construction et les noms des consuls qui en furent les commanditaires. La fontaine porte le nom de « Fontaine des Consuls ». Le consul était dans les villes de province, le représentant de l’autorité. Par lui passaient toutes les directives. Il jouait généralement le rôle du maire ou du sous-préfet pour ses concitoyens.
Sur le bassin de la fontaine sont également gravées les armes de Najac. Figure également un évêque bénissant (l’évêque de Rodez Gilbert de Cantobre), un roi portant la barbe, et des personnages aux figures énigmatiques. La cuve est décagonale, c’est-à-dire qu’elle présente 10 sommets. Ce qui est le plus remarquable, c’est la façon dont elle a été fabriquée. Il faut imaginer un ou plusieurs sculpteurs creusant un bloc monumental de granite de plus de deux mètres de diamètre : un « travail de romains » exécuté en 1334. La "taille" a t-elle été faite sur place ? A t-on acheminé la pierre avant qu'elle ne soit taillée ? A cette époque tout a été probablement travaillé à la main. Ces fontaines monumentale solutionnaient les approvisionnement en eau des centre villes. Une eau plus nécessaire dans une cité qui comptait alors plus de 6000 âmes. La ville riche grâce à ses commerces qui accueillaient foires et marchés. Le quartier le plus fréquenté était la place du Barry (faubourg, en occitan) qui était entourée de maisons de pierre ou à pans de bois prolongées par des couverts qui permettaient d’abriter les marchandises.
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Autre Griffoul : Celui de Villefranche de Rouergue.
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Le Griffoul de Brassac
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La fontaine est alimentée par une source qui jaillit d'une paroi calcaire à la sortie du village. Elle a été construite sur le modèle de l’obélisque de Louqsor érigée à Paris en 1836 sur la place de la Concorde. Brassac a donc son obélisque taillé dans le granit du Sidobre, roche emblématique du pays, dressée au centre d’un bassin circulaire au milieu de la place qui prendra son nom !
Pendant des décennies, le bassin a servi d’abreuvoir au bétail revenant des prés ainsi qu’aux attelages des diligences ou des charrettes. On raconte que cette eau était la seule à ne pas faire mal aux chevaux en sueur qui la buvaient.
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Depuis des siècles, les brassagais mais aussi les cyclistes ou touristes de passage profitent de cette eau qui depuis peu arrive au cœur d'un écrin de granit quasi neuf parce qu’entièrement restauré !
Le granit qui la compose intégralement a été nettoyé, la porte et les robinets repeints et son pourtour reconstruit entièrement, laissant apparaître la superbe moulure du socle jadis recouverte par les goudronnages successifs de la chaussée
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| C’est la construction d’un nouveau pont en 1840 qui entraina l’érection d’une nouvelle fontaine. | |
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Il n’est pas rare de voir des habitants remplir un broc d’eau fraîche. |
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| Les automobilistes s’arrêtent pour faire leur réserve d’eau quotidienne. | |
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