Quand on lit ce texte on n'a pas de mal à en retrouver l'auteur.

Un peu d'humour, une petite dose de grivoiserie et un zeste de tendresse...

 

Une heure, un jour, cinquante ans

Et voici qu’en un instant,

Défile l’écheveau du temps.

La mémoire

Comme dans un miroir,

Vous renvoie des images

Floues, semblables à des mirages.

Les joies intenses et les tristes moments

Vont s’entremêlant.

 

Elle et lui, ont vécu,

Tous deux ont survécu.

 

Une parenthèse…

Savez-vous  pourquoi, au début de leur relation

Il l’appelait ANTIBIOTIQUE ?

 

  • Parce qu’il la prenait matin, midi et soir.
  • Je vous rassure, à ce jour il ne l’a pas encore appelée LAXATIF.
  •  

Ils ont traversé tout au long des années

Tant et tant de marais, qu’ils auraient pu partir à la dérive

Et ne jamais retrouver leur rive.

Un, puis deux enfants sont venus au monde.

Ont vogué avec eux sur l’onde.

Ils se sont beaucoup aimés

Et ils ont même pleuré.

Mais leurs rires ont toujours séché

Les larmes épanchées.

 

A ce propos j’espère que leurs deux enfants ne m’en voudront pas

Mais ils doivent savoir :

Chaque fois que leur parent font l’amour,

Il demande à ce que ce soit dans le noir.

Yvette bien qu’attendant un peu plus de fantaisie

Accepte depuis des années

Mais, un soir elle en a marre

Allume la lumière

Et s’aperçoit qu’il utilise un sextoy.

  • Espèce de salaud, lâche-t-elle.

Dire que ça fait tant d’années que tu m’as fait croire

Que c’est toi qui me faisais l’amour !

  • Ecoute ma chérie, je veux bien t’expliquer pour le sextoy,

Mais toi,

Faut que tu m’expliques pour les enfants !!!

 

 

Sur les ilots du grand fleuve

Parsemé d’épreuves, ils ont navigué parmi les turbulences

 

Mais les anges par leur présence, ont gardé leur amour.

Leurs enfants s’envolant un beau jour,

Ont déserté le nid, tour à tour,

Pour explorer d’autres rivages ,

D’autres paysages.

Un jour, une heure, cinquante ans.

Toute une vie défile en un instant.

 

Que tout ceci est épuisant

 

Un jour elle consulte son médecin et lui dit :

  • Docteur, j’ai un gros problème : chaque fois qu’on est au lit et qu’il jouit,

Il pousse un énorme cri à m’en percer les tympans !

  • C’est plutôt naturel et ça devrait vous plaire, non ?

C’est un témoignage du plaisir que vous lui procurez.

  • Peut-être Docteur mais le problème c’est que ça me réveille.
  •  

     

Soyons sérieux. Terminons ce beau poème.

 

Ne posez pas encore vos bagages

Vous n’êtes pas encore au bout du voyage

Vous vous aimez.

Jusqu’à la fin,

Continuez votre chemin

En vous tenant la main

 

Il y a eu Roméo et Juliette

Tristan et Yseult

Laurel et Hardy

Ross et Rachel

Moët et Chandon

Il y a vous deux, bien plus joyeux, optimistes, drôles et pétillants.

 

On vous aime, ne changez rien.

 

Le Cami - N°56

Dany

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