ETRE CURIEUX POUR ETRE CURIEUX !
Une carte postale agrandie est affichée sur le local des poids et mesures qui servait autrefois à peser les bestiaux à vendre à la foire. Tout se passait alors en plein centre-ville.
Comme souvent à cette époque où l’enregistrement d’une photo était un évènement, la population a sans doute été conviée à se rendre dur la place pour participer à l’évènement. C’est l’occasion pour chacun de se parer des atours le plus remarquables. Chacun s’est paré des atours les plus remarquables. On n’a pas hésité à sortir l’ombrelle des grandes occasions. Ce jour-là le photographe de Foix ou de St Girons a été l’attraction de la grande place. Il a installé son gros appareil sur pied durant l’office, attendant la fin de la messe pour saisir ce beau monde endimanché.
Curieux de lire un panneau qu’un employé municipal fixe sur les arbres du parking j’apprends qu’en ce lieu se tiendra un vide grenier. C’est l’occasion de découvrir quelqu'un qui a le sens de l'humour.
« C’est incroyable, ce que les gens peuvent vendre sur ce marché. Est-ce que vous auriez l’idée de vendre des clous tordus ? Mieux encore, un exposant vend des espadrilles trouées. Pince sans rire, le préposé continue à « punaiser » ses affichettes sur l’allée des gros platanes qui font la célébrité du village.
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A l’entrée de la grande allée un marchand de légumes « bio » ne voit pas sa boutique se désemplir. Les produits exposés sont ceux de producteurs de la contrée. Tour à tour, les préposés à la vente font partie de ceux qui gèrent la vente des produits. Parmi eux figure un ancien fonctionnaire, mais pas n’importe lequel. Il a été le chauffeur attitré de la Première Ministre d'une époque : Edith Cresson, première femme Premier ministre de la France.
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A la retraite, exilé, il a quitté la région parisienne et depuis ne cesse de répéter qu’il est heureux de vivre une vie sereine à Castelnau Durban, près de la nature.
« Ici tout le monde à le sourire et je suis convaincu que c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie. Le sourire fait tout. »
Dans la rue principale où, autrefois le monde grouillait, une vieille dame, assise devant sa porte, en conversation avec une de ses voisines interrompt sa conversation soudainement à mon passage dans la rue. Elle a deviné que j’étais touriste. Quoi de plus important, pour elle, que de parler du passé du village où elle a vécu. Elle laisse en plan son interlocutrice pour se rapprocher du poteau en bois où j’observe une image de l’ancienne halle du village. Avide de jouer au guide, elle me raconte la disparition de l’édifice public figurant sur l'image. Il a été victime de l’essor industriel du lieu, à l’époque où on extrayait le marbre d’une carrière située non loin du village. La halle gênait le passage des gros rochers vers la gare. La solution la plus efficace a été de « raser » la halle. On faisait, à l’époque peu cas du patrimoine.
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