UN OBJET DE NOS GRANDS PARENTS
Une lampe qui servait à s’éclairer
LA LAMPE "ABEILLE"
/image%2F0648822%2F20251023%2Fob_0621d9_lampe.jpg)
De la lampe à pétrole à la lampe à essence
Sur le rebord de la cheminée dans notre campagne Ariégeoise, une vieille lampe est à la retraite. Elle rappelle le temps où elle était indispensable pour éclairer le foyer.
Alors que la lampe à pétrole est apparue en 1853 remplaçant les lampes à huile, c’est en 1857 en France que la lampe à essence commence à faire parler d’elle.
En effet, ces deux types de lampe sont très souvent confondues mais fonctionnent avec deux combustibles différents : le pétrole et l’essence minérale.
En 1884 la lampe à essence commence véritablement à se développer.
C’est à cette période que Charles Pigeon dépose son brevet de lampe à essence minérale de sécurité. Une révolution pour ce type de lampe car ses caractéristiques la rendent inexplosible. En outre, son esthétique lui permet d’être appréciée du grand public. À l'origine, il cherchait une solution d'éclairage pratique et efficace pour les foyers et les espaces publics.
En 1887, la lampe à essence Pigeon est fabriquée en cuivre fondu.
Elle est plus cher mais plus résistante.
/image%2F0648822%2F20251023%2Fob_47f4fc_lampe-abeille2.jpg)
La lampe à essence Pigeon a rapidement gagné en popularité grâce à sa simplicité d'utilisation et son efficacité, devenant un élément essentiel dans de nombreux foyers avant l'avènement de l'électricité.
La lampe à essence Pigeon deviendra la plus connue des lampes portatives.
Son brevet tombant dans le domaine public en 1920, elle est dès lors copiée à plusieurs reprises par différents concurrents.
La lampe à pétrole Abeille – ou plutôt la lampe à essence – que nous vous présentons aujourd’hui fait maintenant partie de ces reproductions utilisées à titre décoratif.
Comment fonctionne la lampe essence ?
Le corps cylindrique est rempli de rondelles de feutre permettant de retenir correctement l’essence.
Le fond, plus large, à double paroi assure sa stabilité et sa sécurité.
Le dessus de la lampe reçoit le bec qui soutient la mèche, perpétuellement en contact avec le feutre imbibé à sa base.
L’essence monte le long de la mèche grâce au principe de capillarité. La molette présente sur le côté permet de régler la hauteur de la mèche qui joue sur l’intensité lumineuse.
La verrine (la partie en verre, aujourd'hui pas toujours présente parce que fragile) entoure la mèche pour protéger la flamme.
La lampe à essence Pigeon sera commercialisée jusqu’en 1960.
/image%2F0648822%2F20251023%2Fob_f76bc8_lampe-abeille.jpg)
/image%2F0648822%2F20241207%2Fob_5d3059_1liv.gif)