Mayronnes, petit village de l'Aude.

Dans le doux murmure de l’eau,

Pour atteindre le village, il faut suivre la route,

 

Près de la cascade tranquille, où jadis les hommes,

Venaient puiser l’eau, source de vie, de rêves en somme.

Après le vieux pont, témoin des âges,

Abandonné, le décrottoir, vestige du passé.

 

Sur le muret de l’église, une jardinière,

Creusée dans la pierre.

 

L’église au clocher mur roman, se dresse,

Cachant des trésors, objets de tendresse.

 

Un enfant qu’une vierge couronnée enlace,

Le fonds baptismal, dans un coin a pris place.

Dans la rue principale, une croix se dresse,

Rappel d’une mission, d’une foi, d’une adresse.

 

 

Gravés dans le marbre, les noms des disparus,

Deux âmes pour la France, en 1915, perdues.

En longeant les murs de pierres, on s’émerveille.

Vers la fontaine, à la grosse pierre, on s’éveille.

Gravée en 1894, elle raconte l’histoire,

D’un bassin fendu, témoin d’un autre soir.

 

 

Inutilisable, l’abreuvoir, mais plein de mémoire.

À Mayronnes, le temps s’arrête, sans vouloir s’égarer,

 

Ici, on ne roule pas plus vite qu’un doux murmure,

À trente kilomètres heure, la vie prend son allure.

Ainsi se dessine, dans ce village charmant,

Un tableau de souvenirs, un poème vivant.

 

Mayronnes, dans l’Aude, où le passé s’entrelace,

Dans chaque pierre, chaque ombre, chaque trace.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :