La motivation de la capture photographique de cet objet n’a été au départ que purement esthétique. Et puis nous avons été curieux.
Il est fixé sur le mur d’un édifice religieux.
Tout individu ayant occupé la fonction d’enfant de chœur sait que les cloches sont utilisées à un moment précis d’une cérémonie religieuse.
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Le responsable de la sonnette de chœur doit marquer de deux coups distincts le moment où le curé étend les mains sur le calice,
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de trois coups le moment où il élève l'hostie consacrée,
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de trois coups, encore le moment où il élève le calice,
de trois coups le moment où le Sanctus est entonné.
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Il arrive que l’enfant de chœur ait un carillon de sacristie à manipuler (pour les fêtes par exemple). Il comporte alors trois ou quatre timbres aux sons différents.
Ce carillon possède huit clochettes.
Le nombre des clochettes peut varier de 6 à 24.
Il existe, paraît-il une trentaine d’objets analogues dans les Pyrénées orientales. On leur attribue le nom de « Rouet liturgique ».
Localement, dans le Roussillon on parle de « rodella »
Ces roues étaient très fréquentes au Moyen Âge, en France et en Europe.
Le carillon étaient utilisé dans les moments de joie tels que les baptêmes, mariages ou pardons.
La superstition se mêlant souvent aux pratiques religieuses, le carillon était aussi sensé favoriser la réalisation de vœux.
En Bretagne ces roues étaient aussi appelées « Roues de Fortune ».
Le malade était placé sous la roue. On prononçait un vœu (de guérison, essentiellement). On actionnait ensuite la roue.
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