Non, non cela n’a rien à voir avec le bon bœuf bourguignon que vous avez peut-être dégusté il n’y a pas longtemps.
L’autre jour je m’occupais à trier des cartes postales en musique. Pour agrémenter mon activité, j’avais choisi un vieux disque de jazz. De la musique interprétée en « live » comme on dit maintenant. Cela veut dire « face au public ». Rien de tel pour être dans l’ambiance.
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Bien que pas toujours connus et "reconnus", les musiciens de jazz sont souvent des interprètes pleins de talents. Ils sont d’autant plus talentueux qu’ils ont souvent l’occasion d’improviser sur un thème musical donné. C’est ce qu’ils préfèrent. On entend tour à tour le piano, la trompette, le banjo, la contrebasse et les autres ...s’accaparer de la mélodie pour la mettre à leur « sauce » : un véritable régal. On appelle ça un bœuf.
On peut se poser la question de savoir pourquoi ce mot ? Pourquoi l’expression « faire un bœuf » ?
Elle vient du restaurant ''le bœuf sur le toit'', situé à Paris.
Vers 1925, ce restaurant était le lieu de rassemblement de Cocteau et des musiciens du Groupe des Six. C'est là que débutèrent notamment Leo Ferré, Mouloudji, Trenet ou les Frères Jacques.
Les musiciens allaient en fin de soirée s'y rencontrer pour pratiquer ensemble de longues séances musicales improvisées basées sur des mélodies très connues (standards). Ces séances improvisées s’appelaient des ''jam sessions''.
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Le ''bœuf sur le toit'' est donc à l'origine de l'expression ''faire un bœuf'' généralisée par les musiciens français et qui désigne le fait de pratiquer une jam session. Cet endroit fut également un des premiers lieux où le jazz américain fit son apparition en France.
Le « morceau » que je me suis régalé à ré-écouter s’appelle « Royal Garden Blues » C’est un blues composé en 1919 (Clarence Williams & Spencer Williams). Il a été popularisé par “L’ Original Dixieland Jazz Band” et a été interprété par de très nombreux artistes avant de devenir un standard de jazz.
La mélodie figure parmi les plus populaires au monde.
Origine du mot « Blues »
Le Blues tel qu'on le connaît actuellement tire ses origines des chants simples, d’origine africaine et perpétués par une tradition orale, que les esclaves noirs américains chantaient au 19ème siècle dans les champs de coton du Mississipi pour supporter leurs pénibles tâches. Principalement chanté a capella par une personne et répété par des chœurs, le Blues était parfois accompagné d’instruments rudimentaires : Une corde fixée sur une planche, de petits instruments de percussion.
Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce "boeuf" que j'ai pris plaisir à écouter.
Je suis certain que vous l'avez déjà entendu...peut-être dans une autre version.
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