La Corse est souvent désignée comme une montagne dans la mer. Il suffit de quitter la côte vers l’intérieur de l’île pour, se trouver, quelques minutes après, au cœur des points culminants de l’île.

A Porto nous avons passé une nuit pour voir le coucher du soleil sur le golfe que nous avons patiemment attendu au pied de la tour carrée érigée en 1549 par les génois.

De Porto il est facile de se rendre à Evisa en suivant les Gorges de Spélunca qui offrent des paysages pittoresques et des points de vue imprenables.. Les Gorges débutent au petit village d’Ota entouré par deux chaînes de montagnes et situé sur une colline sous le Mont Capu d'Ota.

et aussi tout le long de la route, nous avons vu des groupes de vaches, chèvres et cochons sauvages avec porcelets!

Evisa est un village pittoresque entouré de collines forestières et de châtaigniers. La Forêt d'Aïtone abrite les plus anciennes espèces de pins Laricio de la Corse.

Le fil rouge de l’histoire d’Evisa a été la transhumance

Vers 1520 la région était inhabitée et utilisée par les éleveurs comme zone de transhumance depuis plusieurs siècles.

Les incursions barbaresques ont suivi avec leurs lots d'esclavage et de pillage.

Durant cette période la transhumance n'est plus pratiquée.

A partir de 1600 les éleveurs commencent a revenir.

 

Si au départ durant l'été la région se vidait de tous ses habitants, vers 1800 seuls les hommes et les animaux remontaient à la montagne fin Mai début Juin(muntaghera) pour revenir a mi- automne (impiaghera).

Le village est occupé dés lors de manière permanente.

Par la suite ,les éleveurs se sont organisés en regroupant les troupeaux et ne délégant que 5 ou 6 personnes pour les surveiller et assurer leur production.

Ainsi une population importante se sédentarise et débouchera sur la création de la commune.

Guy de Maupassant a séjourné deux mois en Corse, de septembre à octobre 1880. Il a visité toute l’île à partir d’Ajaccio où résidait alors sa mère malade. Il a parcouru ainsi les gorges de la Spelunca et le village d’Evisa. Ces paysages furent une source d’inspiration notamment pour des passages saisissants de son roman « Une vie » publié en 1883 qui raconte les mésaventures de Jeanne, jeune aristocratique dont les seuls moments de bonheur lui seront apportés par son voyage de noce en Corse, une longue promenade à cheval qui la conduira, avec son fiancé d’Ajaccio à Bastia.

Le maquis corse recouvre 20% de la surface de l’île et abrite des milliers d’espèces végétales . En altitudes le maquis se compose de bruyères et arbustes qui côtoient, pin cèdres et châtaigniers

 

Les cochons sauvages

Difficile de circuler sans croiser ces cochons sauvages qui se nourrissent de glands ou de châtaignes. Ils se musclent les jambes en gambadant dans la nature Une mère flanquée de ses petits peut être dangereuse. Chaque année des accidents sont provoqués par ces cochons vagabonds, gourmands, chapardeurs ou agressifs. Dans les villages quelques-uns sont élevés en liberté. On produit en quantité artisanale selon la méthode traditionnelle de la figatellu ( saucisse de foie), salsiccia (saucisson) , coppa (échine). Seulement 10% des produits proposés seraient issus de cochons autochtones nourris aux châtaignes.

 

VIDEO - CORSE : LES COCHONS D'EVISA

 

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