Je me souviens du temps où toute la famille se rapprochait du poste de TSF et tendait l’oreille pour saisir les nouvelles des derniers évènements. Nous écoutions RTL, une radio qui existe toujours, malgré l’explosion des médias.

La démocratie moderne a permis le développement de la communication. L’impérieuse nécessité de se distinguer de la concurrence a favorisé l’éclosion de nouveaux métiers. Aujourd’hui on ne compte plus les consultants en tous genres qui viennent s’installer au côté des journalistes pour argumenter des points de vue. La personnalisation des émissions télévisuelles développe même la concurrence au sein des chaînes. Chaque chroniqueur faisant appel à une personne dite spécialisée contribue à la multiplication des messages qui sont autant de points de vue différents délivrant "une" vérité.

 A nous de faire le choix en attribuant la crédibilité que l’on veut à chacun. Encore faut-il que nous ne soyons pas trompés par l’image qui a pris une place prépondérante.

 

Finis les messages de grand-papa qui ne tablaient que sur la démonstration d’honnêteté. A mesure que le temps passe l’exercice se professionnalise et fait appel aux grandes écoles qui préparent à des métiers dont le but est de « vendre » de l’information. Publicité, presse, marketing, propagande imprègnent notre société arrivant à modeler notre manière de parler.

Ainsi le « noir » devient un « black », un « handicapé » une « personne en situation de handicap », un « balayeur » un « technicien de surface ».

Voilà qui contribue à faire évoluer nos messages en même temps qu’évoluent les techniques modernes. Seul le « langage de bois » pratique courante chez nos politiques reste de rigueur. Le verra-t-on un jour disparaitre ?

 

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