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Accroché au mur de notre salle de séjour, un objet, nous rappelle qu’au siècle dernier l’électricité n’existait pas et qu’on avait, pour autant, besoin de « voir » lorsque la nuit tombait.
Cet objet qu’on appelait, en Ariège « le calelh » est une lampe à huile.
Notre grand-mère, mémé Lucie, l’utilisait encore avant qu’on lui installe sa ligne électrique dont la lampe unique, à incandescence ne faisait qu'éclairer la cuisine.
Comme beaucoup d’objets encore utilisés à la fin du siècle dernier en Ariège, la lampe à huile existait pourtant depuis l’antiquité.
Le principe est simple : dans un récipient rempli d’huile, trempe une mèche en fibres végétales torsadées ou tressées (roseau, chanvre, lin, laine, puis coton) qui se gorgent de liquide par capillarité, et que l’on allume.
L’huile étant assez difficile à enflammer, la flamme ne remonte pas le long de la mèche, même dans les lampes ouvertes bien conçues.
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Ce type de lampe à huile sera le seul en usage jusqu’au XVIIe siècle : suivant les régions, on parle de « caleil », de « cracet », de « caléo »...
Les formes resteront pratiquement les mêmes : un godet (réservoir), ouvert ou fermé, et un bec qui porte la mèche. Parfois un autre godet, sous le principal, permet de recueillir l'huile qui goutte.
Des systèmes de crémaillère ou de vis permettent d'incliner le réservoir pour amener l'huile à la mèche lorsque le niveau baisse.
Ces lampes en fer, parfois en bronze ou en laiton, sont à suspendre ou à accrocher ; leur « harpon » se pose sur un clou, sur le rebord d'un meuble, ou se plante directement dans un mur ou une poutre.
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Le combustible utilisé varie selon les régions et les moyens : huiles végétales de noix, colza, olive,... ou animales (baleine). Toutes n'ont pas le même coût ni les mêmes résultats : par exemple, le colza est moins cher, mais moins lumineux que la noix.
Avant l’Antiquité, les lampes ne sont que des objets utilitaires, auxquels on n’accorde qu’un soin dérisoire. Si dès le Néolithique, l'huile végétale, plus fluide, est préférée à la graisse animale ou à la résine, ce sont les Grecs et les Romains qui donneront toute leur noblesse aux lampes à huile.
En Ariège on retrouvait le « calelh » parmi les panoplies d’outils
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indispensables au berger-fromager qui vivait dans un abri de pierres sèches appelé « orri » pendant la transhumance.
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