Les paysans avaient remarqué un curieux phénomène qui se développait sur les résineux

Lorsqu'en forêt un résineux était abattu entre 0,50 à, 1 mètre au dessus du sol, la couche continuait à vivre et le cœur se pourrissait lentement avec les intempéries .

L'aubier se transformait en une matière constituée de fibres qui avait l'aspect d'un cuir doré.

Dans le Couserans on appelait cette matière totch ailleurs c'était le crespal.

A Massat (Ariège) on écorçait à l'avance le tronc d'un sapin sur la hauteur désirée. La partie pelée de l'arbre se couvrait progressivement d'une couche nouvelle n'adhérant que fort peu au cœur de l'arbre.

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La baratte qui permettait de fabriquer le beurre était conçue à partie d'un crêpe de bois.

Pour obtenir un bon crêpe, il fallait couper un pin ou un sapin en hiver au ras de la neige.

Pendant la mauvaise saison la pluie, la neige, le gel commençaient à faire pourrir le cœur de la souche.

On plaçait du fumier sur le cœur pour le faire pourrir.

La sève s'accumulait sur la couche extérieure (aubier) qui durcissait pour former une enveloppe très dense.

On sciait ensuite la souche.

On la curait.

On y mettait un fond.

En fonction de la section du tronc cela donnait un seau ou une baratte. Il suffisait de fixer les accessoires (poignées) et cerceaux de consolidation.

 L'inconvénient de ce procédé de fabrication c'est qu'il était très long. La nature fait bien les choses mais en prenant le temps.

Baratte à beurre fabriquée dans une branche

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